CRIQUETOT-L’ESNEVAL. La municipalité a célébré le 40e anniversaire du comité de jumelage.

Le 22 octobre 1979, les cantons de Criquetot-l’Esneval et la Samtgemeinde-Ostheide signaient la charte de jumelage qui scellait officiellement les deux régions. Le début d’une belle amitié franco-allemande qui s’est renforcée au fil des années. Samedi, en présence de Jean-Louis Rousselin, conseiller départemental, Charles Revet sénateur, d’élus du canton, Pierre Menguy président de la Maison de l’Europe, des représentants de la gendarmerie et des sapeurs-pompiers, d’une délégation d’allemands, de criquetotais, le maire Alain Fleuret, Norbert Meyer maire du groupement des communes d’Ostheide, Alexandre Berthaut et Thomas Bieler, présidents des comités de jumelage ont célébré le 40e anniversaire du jumelage.

 

 

Après s’être rassemblé devant la mairie, le cortège, accompagné de la société musicale et des porte-drapeaux, s’est rendu au monument aux morts où pavoisaient les drapeaux français, allemand et de l’Europe, pour y déposer une gerbe. Cette cérémonie était aussi l’occasion de dévoiler la plaque « Charles Spriet » apposée sur le mur de la salle Saint-Henri. Puis, il a été procédé à la plantation d’un arbre de la liberté et amitié Franco-Allemand, rue du Docteur Aubry.. Lors de son discours, le maire Alain Fleuret s’est dit ravi de l’immense privilège dont il bénéficiait en ce jour, celui de pouvoir célébrer ensemble, les quarante ans de l’amitié des deux peuples. « L’anniversaire d’un jumelage est d’abord une fête, mais aussi un temps de mémoire, de souvenirs et d’avenir. C’est la transition d’un héritage. Année après année, anniversaire après anniversaire, de rencontres en rencontres, de projets en actions, nous avons, au fur et à mesure du temps, tissé les fils de cette amitié, appris les uns des autres, et bâti ensemble cette fraternité que nous fêtons aujourd’hui ». L’édile a poursuivi en soulignant que c’était bien dans cet esprit d’ouverture, de dialogue constant et même de curiosité, que se sont développés ces liens, cet enrichissement, cet enracinement mutuel qui aujourd’hui réunit les deux peuples. « Ainsi, durant ces quarante années, les deux comités ont su créer des relations qui permettent d’apprécier nos convergences et nos originalités. C’est avec un profond respect que je tourne mon regard vers les différents pères fondateurs de ce jumelage. Du côté de nos amis allemands, j’ai une pensée pour M. Klinge qui était maire des communes d’Ostheide, M. Tolke, directeur de l’Université populaire de Barendorf, Heinz Schumacher, président du comité. Ils nous ont laissé une empreinte indéfectible. Sans oublier M. Bernhard Marquart, ancien directeur des communes d’Ostheide, présent à cette cérémonie. Du côté français, Charles Revet, Martine Haize ont participé à la réussite de cette union, je les remercie de leur présence. Ce que nous pouvons retenir de ce jumelage, c’est que la jeunesse et la culture ont constitué le ciment, le fondement même de nos rapprochements. Aujourd’hui le couple Franco-Allemand doit rester soudé et solidaire, demeurer le moteur de l’Europe ». Après avoir évoqué les préceptes de la charte qui relie les communes, Norbert Meyer a exprimé son plaisir de voir que d’années en années, de nouvelles amitiés apparaissent dans le cadre des échanges des jeunes. « L’objectif de permettre à des jeunes gens de vivre ensemble dans une Europe unie dans l’amitié et la paix est totalement atteint ». Il espère, il en est même persuadé que le comité de jumelage existera encore dans plus de quarante ans. Président du comité allemand, Thomas Bieler a évoqué les bases de cette amitié, mettant en avant cinq points importants. Tout d’abord la confiance, la constance et la stabilité, l’amitié, amitié qui se nourrit aussi de l’estime de l’autre. Pour Alexandre Berthaut, président du comité de Criquetot, les hommages rendus aux fondateurs rappellent que le jumelage marque l’histoire des habitants de deux communautés. « Le jumelage s’installe aujourd’hui encore un peu plus avec l’arbre planté, il symbolise tout ce qu’il faut pour avoir un jumelage vivant : les racines, nos fondateurs ont su les bâtir solides, le tronc avec une équipe active de bénévoles qui se donne sans compter, les branches, un réseau qui permet sans cesse de réussir (famille et élus), les feuilles qui permettent de capter l’énergie nécessaire (subventions des institutions : département, communes et l’OFAJ), les fleurs, la partie la plus voyante, l’amitié créée entre vous, les fruits ou les graines, chacun ou chaque idée nous permettent de créer un avenir nouveau).

Le Côte d’Albâtre

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